Identification des difficultés - échanges d’expériences

Boris KULMICHT commande la brigade de prévention de la délinquance juvénile (BPDJ) de Corbeil Essonnes. C’est la réponse pragmatique de la gendarmerie face à cette montée de la délinquance chez les jeunes. En 2001, 22% des mis en cause dans des affaires judiciaires étaient des mineurs. Boris KULMICHT commande la brigade de prévention de la délinquance juvénile (BPDJ) de Corbeil Essonnes. C’est la réponse pragmatique de la gendarmerie face à cette montée de la délinquance chez les jeunes. En 2001, 22% des mis en cause dans des affaires judiciaires étaient des mineurs.

Les gendarmes de la BPDJ ont une mission judiciaire : ils sont spécialement formés pour recueillir la parole des enfants victimes d’agressions sexuelles et de maltraitance. Mais ils ont aussi une vaste mission de prévention car ils sont en contact quotidien avec les jeunes dans les établissements scolaires. Les thématiques abordées avec ces élèves sont très diverses. Elles vont des incivilités aux violences scolaires, du racket au recel, des agressions sexuelles aux maltraitances et à la consommation de produits stupéfiants.

La formation des professionnels de l’éducation nationale, l’animation de réunions de parents d’élèves où on fait un peu de parentalité, notamment par rapport à la nécessité du respect du règlement intérieur et au respect de l’assiduité scolaire font également partie de la prévention.

Un jeune en absentéisme scolaire ne signifie pas que ce soit un jeune délinquant mais nous savons tous qu’un jeune dans la rue a davantage de risques de tomber dans la délinquance qu’un autre. Un jeune qui est incarcéré est toujours et d’abord un échec de la société. C’est pourquoi on a été amenés à s’intéresser à l’absentéisme parce que c’est toujours un signe annonciateur d’un dysfonctionnement qui peut être très grave. Il exprime toujours un mal être. Il faut s’y intéresser et ne pas le négliger.

Dans le cadre des signalements, la BPDJ peut être un accélérateur. En contact à la fois avec le Conseil général et le substitut du Procureur de la République, on a un rôle de conseil mais on peut aussi faire nous même le signalement ou accélérer la procédure.

L’absentéisme n’est pas le seul trouble de la scolarité. Un redoublement, une insatisfaction de la scolarité, trop de pression des parents sur l’enfant, trop d’exigence de leur part sur ses performances scolaires peuvent aussi constituer des troubles. On travaille donc avec les parents. S’ils ne sont pas partie prenante aux solutions que l’on propose, il y a peu de chances pour qu’elles soient efficaces. L’absentéisme se traite au cas par cas. Notre présence permanente auprès de ces jeunes nous permet en tout cas de trouver des solutions à des situations qui étaient, auparavant, bouchées. Cela passe par des réseaux pluridisciplinaires, de la concertation, de la communication.

Un cadre est toujours structurant pour un enfant. Le fait d’avoir un interlocuteur, un référent à la loi qui va venir appuyer le discours de l’équipe éducative, cela permet d’assurer une certaine continuité.

Nous essayons d’innover aussi, pour être toujours au plus juste des besoins. Cette année, nous allons mettre en place un point écoute jeune dans un établissement où il y a encore beaucoup de difficultés. Nous avons également mis en place un formateur relais anti-drogue, gendarme spécifiquement formé aux questions de drogues et de conduites addictives (tabac ; alcool)

Dernière mise à jour : lundi 5 mars 2012


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