Conclusion

Barthélémy TRIMAGLIO, administrateur de l’UNAF qui est en charge du dossier « Manquements à l’obligation scolaire » souhaite, qu’après des interventions denses où beaucoup a été dit, chacun reparte dans son département avec une idée claire des raisons qui ont entraîné l’UNAF et les UDAF dans cette démarche de lutte contre l’absentéisme.

L’UNAF s’est engagée naturellement parce que tout ce qui touche à l’école, à l’éducation, touche les enfants, donc les familles que nous avons pour tâche de défendre. Au niveau de chaque département, nous avons la responsabilité de la représentation des familles qui y vivent, françaises et immigrées. L’UNAF s’est engagée et a engagé les UDAF parce qu’elle avait le sentiment que ce phénomène de l’absentéisme, qui concerne tout de même près d’un élève sur cinq, était traité de manière très différente et inégale entre les établissements, les départements.

Nous sommes entrés dans les discussions avec cette idée que la scolarité est une chance, qu’il y a un droit, certes, mais qu’il y a un devoir d’école qui s’impose à tous, à l’école elle-même d’abord comme aux élèves et à leurs familles. Deuxième ligne directrice de notre réflexion, la certitude que l’absentéisme était la traduction d’un mal-être.

Pour nous il était important que les parents soient pleinement responsabilisés ; pas culpabilisés ; qu’ils connaissent la loi, notamment les parents immigrés. Par ailleurs, il fallait aider ces parents en leur donnant l’information mais aussi en leur permettant de connaître les moyens de la mise en œuvre.

Dans le travail réalisé au niveau central, avec les ministères concernés, la présence de tiers, notamment les associations familiales (mais aussi les représentants des parents d’élèves) a permis de faciliter le travail de concertation, de coordination des différentes administrations.

Il en sera de même au niveau local. La mise en place de l’instance partenariale que prévoient les textes dans chacun des départements relève de cette idée qu’il faut mobiliser, en faveur de l’assiduité des élèves, tous ceux qui tournent autour de l’enfant et de la famille. Il faut partager un diagnostic ; coordonner les informations et les moyens et finalement mettre en œuvre des plans d’action. La présence des associations familiales dans les commissions départementales est une assurance que le travail qui y sera fait sera concret, adapté aux besoins des familles.

L’engagement du mouvement familial dans ce travail correspond bien à nos responsabilités. Chaque UDAF est dans une position différente. Il n’est pas réaliste de penser que toutes les UDAF doivent être les moteurs et en responsabilité du module de soutien. En revanche, il est indispensable que toutes les UDAF soient présentes dans les commissions départementales de l’assiduité scolaire.

Dernière mise à jour : lundi 5 mars 2012


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